NEKaTOENEa

Résidence de création 2018 // Le jury a fait son choix

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Nous avons le grand plaisir de vous communiquer le résultat du jury de la résidence de création 2018 qui a eu lieu ce lundi 9 octobre à l'école supérieur d'art Pays Basque. Nous avons retenus la candidature de Paul Duncombe qui sera en résidence au Domaine Abbadia au printemps prochain.

Extrait de son portfolio

Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2014, Paul Duncombe ( 1987, France ), développe et expose depuis deux ans de nombreux projets sur le territoire : Jeune Création 66 ( Galerie Thaddaeus Ropac, janvier 2016), Les Ateliers Vortex ( Dijon, mai 2016 ), Voyons-Voir ( Aix-en-Provence, avril 2016 ), La Factorine ( Nancy, mars 2016 ), Manoir de Soisay ( La Perrière, juillet-août 2015 ), et à l’international : Zones_II ( Bruxelles, novembre 2015 ), Est-Nord-Est ( Saint-Jean-
Port-Joli, mai-juin 2015 ), Avatar - Coopérative Méduse ( Québec, janvier-avril 2015 ).

À partir d’une réflexion singulière sur l’interaction entre être humain et nature Paul Duncombe explore les différentes échelles du paysage, passant par exemple de la goutte d’eau au tsunami, de la graine à la forêt ou du grain de poussière au désert. D’un simple geste aux installations monumentales les plus complexes, entre performances, sculptures minimales et interventions sur site, son travail traverse les frontières et les disciplines : que ce soit pour l’organisation d’une expédition sur un lac gelé ( Sur Fond Blanc, 2015 ), d’une intervention in-situ dans les Appalaches ( Quand la forêt pousse, 2015 ), ou pour la mise en place d’une installation électronique d’envergure ( Sans-titre, 2015 ), ses projets l’ont mené à collaborer avec de nombreux artistes, ingénieurs et artisans mais aussi avec des biologistes, des archéologues, des guides professionnels ou encore l’armée, multipliant ainsi les points de vue et les expériences.

www.paulduncombe.com/


Rendez-vous avec la danse contemporaine

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Pour la deuxième année consécutive nous accueillons au Domaine d'Abbadia la danse contemporaine en partenariat avec l'association Bizkiak Project et sous la direction artistique du chorégraphe Frédéric Seguette. OTOLITHES_ON AIR est une chorégraphie de Lorena Diozo qui est venue en résidence au mois de juillet avec son équipe, l'artiste sonore Kerwin Rolland et les danseurs Séverine Bauvais, Aniol Bousquet et Julie Salgues afin de peaufiner et adapter cette performance pour l'espace du Domaine Abbadia.

RDV devant NEKaTOENEa à 16h30
L'accès à NEKaTOENEa se fait à pied depuis le parking de la rue Armatonde. Comptez 10 minutes de marche.


Résidence croisée art & environnement // le jury a fait son choix

2017ko Urriaren 11a

Dans le contexte de la résidence croisée art et environnement initié par le centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière et NEKaTOENEa le jury a sélectionné la candidature de François Génot, artiste et d'Alexis Zimmer, chercheur qui développeront leur projet en cette fin d'année sur l'île de Vassivière et en début de l'année prochaine au Domaine Abbadia à Hendaye.

Les deux structures sont situées sur des territoires gérés par le Conservatoire du Littoral et des Rivages lacustres. L'ile de Vassivière est propriété de la Région Nouvelle-Aquitaine au coeur du Parc Naturel Régional de Millevaches. Elles s’inscrivent dans un paysage singulier et exceptionnel, qui permet de questionner spécifiquement les relations entre l’art, la nature, et l’environnement.

Pendant ce temps de résidence, le laboratoire Géolab de l’université de Limoges et l’UFR Sciences des Territoires et de la communication de l’université de Bordeaux Montaigne, seront impliqués dans cette thématique « art et environnement » via un projet de recherche qui permettra aux élèves des Masters « Gestion de l’environnement et des territoires » et « Valorisation du Patrimoine et développement territorial » à Limoges et du Master « Médiation environnementale et images » à Bordeaux de travailler sur ces questions. L’artiste et le chercheur seront invités à échanger avec eux lors de leur passage dans ces deux lieux de résidence.

Cette résidence est possible grâce au soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine et du ministère de la Culture - Direction Régionale des Affaires Culturelles Nouvelle-Aquitaine. Ce projet est soutenu par la Fondation Daniel et Nina Carasso.


Convoi exceptionnel - une soirée festive à Hendaye

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RDV 23/09 – à partir de 19h30
Ancienne caserne des pompiers, rue de la halle, 64700 Hendaye

Enfin ! Après des séances de réunion avec les habitants hendayais dans lesquelles un programme riche et diversifié a été concocté collectivement par les participants eux-mêmes, le convoi exceptionnel part en voyage. D’abord à Hendaye, du 22 au 24 septembre puis à Bordeaux du 29 septembre au 1er octobre. Ensemble, nous allons découvrir à travers les yeux des participants notre et leur territoire. Deux artistes et une écrivaine accompagneront le voyage, vont partir des voyageurs comme nous, comme tout le monde mais dans le but de réaliser des œuvres reflétant ces deux voyages. Deux expositions entre Hendaye et Bordeaux clôtureront le projet en décembre.
Le samedi 23 septembre, le projet s’ouvre au grand public à Hendaye. Nous vous invitons chaleureusement à cette soirée animée en musique par le collectif de DJ’s du BAL DU SAMEDI SOIR. Venez-vous rejoindre à l’ancienne caserne des pompiers à Hendaye. Ambiance garantie, petite restauration et boissons sur place.


Convoi exceptionnel est un projet du BRUIT DU FRIGO, Bordeaux
www.bruitdufrigo.com


SODAVI - Atelier fédérateur #3 - 03.10.17 - à Aubusson

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Pour la dernière étape de la concertation, rendez-vous en Creuse !

Au programme :

Présentation de l’inventaire des propositions issues de la concertation
Présentation des résultats de l’enquête réalisée début 2017
Réflexion collective sur la commande publique comme vecteur de développement des arts visuels

Même si c’est votre première participation au Sodavi, il n’est pas trop tard pour rejoindre le mouvement !

Atelier fédérateur #3 - 03.10.17 - Cité internationale de la tapisserie - Aubusson

Inscription sur le site: sodavi-nouvelleaquitaine.org/


IEPA # 2 Exposition de fin de résidence

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Vernissage 6 octobre à 18h30
Exposition du 7/10 au 21/10

IEPA – international exchange program for visual artists

Une première étape de la résidence IEPA (international exchange program for visual artists) s’est clôturée au mois d’août avec l’exposition de fin de résidence à basis e.v. à Francfort. Bianca Baldi reçue à Nekatoenea et Ilazki de Portuondo reçue à basis ont présenté conjointement leurs recherches et œuvres réalisées durant le temps de cet échange de trois mois. Au mois d’octobre, nous avons le grand plaisir d’accueillir cette exposition à la galerie du 2e étage de l’école supérieure d’art pays basque à Bayonne.

La résidence IEPA se déroule dans le contexte du projet européen Txinbadia + et du jumelage de la région Nouvelle-Aquitaine et du Land de Hesse en Allemagne. Un grand merci à l’école supérieure d’art pays basque qui s’est joint à nous une nouvelle fois.

Galerie du 2e étage, L’ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ART PAYS BASQUE, 3 avenue Jean Darrigrand, Bayonne


Danse contemporaine // Présentation d'une étape de travail

2017ko Uztailaren 25a | Lorena Dozio

Samedi 29 à 17h
RDV à Nekatoenea au Domaine d'Abbadia

Nous avons le plaisir de vous inviter ce samedi 29 juillet à 17h à la présentation d'une étape de travail de la chorégraphie en cours de création Otolithes_On Air de Lorena Dozio, actuellement en résidence à NEKaTOENEa.


OTOLITHES_ON AIR s’inspire des langues des oiseaux et des langages sifflés pratiqués de par le monde. En investiguant la relation à l’air, au son et à l’autre à travers le sifflement, les corps deviennent instruments musicaux et transmetteurs de code. Investiguer la pression de l’air comme un appuis, qui amène au soulèvement et à l’élévation défiant la force de gravité. Comment nous nous orientons dans le monde ? comment l’espace nous bouge et comment nous transformons le paysage? Du plateau de la pièce Otolithes pour boîte noir on sort à l’extérieur, dans les parcs, sur les plages, au grand air, pour questionner la migration, les déplacements, les soulèvements et créer OTOLITHES_ON AIR.

Conception et chorégraphie Lorena Dozio avec Séverine Bauvais, Aniol Bousquet, Julie Salgues, son Kerwin Rolland, chargée à la production Clémence Sormani, production Bagacera.

Domaine d'Abbadia
Parking en bas de la rue Armatonde
64700 Hendaye
Renseignement: 0629962398

Attention l'accès au Domaine d'Abbadia se fait à pied, la ferme Nekatoenea se trouve à 10 minute de l'entrée du parking.


Résidence IEPA, ouverture d'atelier de Bianca Baldi

2017ko Uztailaren 03a | Bianca Baldi

Vendredi 21 juillet de 16h à 19h - Ouverture d'atelier de Bianca Baldi

La résidence croisée IEPA participe au jumelage de la région Nouvelle-Aquitaine et du Land de Hesse en Allemagne. L'artiste venue de Francfort, Bianca Baldi, est accueillie pendant 3 mois sur le domaine d'Abaddia. Le 21 juillet, elle ouvre les portes de son atelier pour partager ses recherches et les avancées de son projet cinématographique, entre lecture critique de l'histoire industrielle et récit.

Nous vous attendons à NEKaTOENEa au Domaine d'Abbadia autour d'une citronnade et une salade de fruits.

L'accès au domaine se fait à pied
Parking en bas de la rue Armatonde
Pensez au covoiturage


Conférence : L’art, la mer, l’océan, par François Loustau

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MERCREDI 17 MAI 2017 À 18H / Maison de la Corniche Asporotsttipi - Hendaye

Dans le cadre de l'exposition "Sous le ciel vide, l'océan, des pêcheurs et soudain..." actuellement visible à la maison de la corniche Asporotsttipi, François Loustau nous propose une conférence sur l’art contemporain dans un face à face avec l’horizon, où les paysages océaniques conduisent à une posture engagée autour des notions d’environnement.


Entretien avec Manon Thirriot

2017ko Maiatzaren 07a | Manon Thirriot

Entretien avec Manon Thirriot réalisé par Barbara Fecchio pour le site SCULPTURENATURE

Manon Thirriot vient de passer un mois en résidence de création à NEKaTOENEa, au cœur du domaine d’Abbadia à Hendaye, en partenariat avec La Malterie de Lille et dans le cadre de son programme STARTER, programme d’aide à la professionnalisation ouvert aux jeunes diplômés. Nous avons échangé avec elle autour de sa pratique artistique et de sa résidence au Pays basque.

« Le fil conducteur de mon travail réside dans une grande fascination pour la nature, ainsi que la volonté de voyager et d’expérimenter le paysage. » Lors de votre quatrième année à l’école d’art du Nord Pas-de-Calais de Tourcoing, vous avez décidé de partir à l’étranger, sans avoir une structure d’accueil. Un déracinement volontaire en quelque sorte, qui vous a amené, par le biais de rencontres et expériences, à inclure l’élément naturel, organique, dans votre pratique artistique. Pourriez-vous nous parler de ce cheminement ?
J’ai toujours eu cette envie de me forger une image de ce que pouvait être un territoire inconnu. Mais cela était resté à l’état de projet. Après l’obtention de mon DNAP, je souhaitais sortir de mon quotidien et m’éloigner du cadre scolaire qui m’avait toujours entouré. Ainsi lorsque l’opportunité s’est présentée de mettre à profit ma quatrième année à l’ESA pour partir à l’étranger, j’ai décidé d’entamer à travers ma propre expérience mes premières réflexions autour du voyage, devenant dès lors mon axe d’étude pour mon mémoire. Spontanément, j’ai orienté mes recherches sur les notions spécifiques d’aventure et d’exploration qui constituent et nourrissent l’image de « l’artiste explorateur » dans l’art contemporain, en les mettant en parallèle avec mes déambulations.
Aujourd’hui la pratique de la marche, l’envie d’expérimenter le paysage et de questionner sa plasticité est devenu la trame de mon travail. Cette approche valorise avant tout une expérience ainsi que la mémoire d’un endroit que je parcours afin de les projeter dans mes travaux artistiques. Mon travail est donc intimement lié au lieu dans lequel je me déplace. Le résultat de mes itinéraires se prolonge à travers l’installation, la photographie et la vidéo.
Cette attirance particulière pour les sciences naturelles à travers l’idée d’allier les éléments naturels dans ma pratique s’explique certainement par une prise de conscience des questions environnementales. Ce sont des enjeux majeurs au cœur des débats publics, politiques et écologiques de notre société, il me semble alors important que ma pratique soit au plus proche de mes convictions personnelles.

Pourriez-vous parler des projets Traces, l’installation d’un bloc de terre rouge fabriqué à Dawallinu et ramené sur une plage à Perth (Australie), et Red Earth, une installation in situ dans le désert australien, en collaboration avec l’artiste Matthew McAlpine ? Les deux sont fortement ancrés aux notions de territoire et de mémoire, tout en étant liés à une temporalité éphémère car dans les deux cas, c’est la nature qui décidera de l’évolution du projet.
Effectivement. Pendant près de neuf mois, j’ai voyagé à travers l’Australie, j’ai travaillé dans une ferme d’exportation de blé à Buntine dans le Western Australia. L’exploitation appartient à Stuart McAlpine, qui exporte la majeure partie de ses récoltes vers l’Asie. Soucieux des enjeux climatiques, Stuart McAlpine est connu dans sa région pour utiliser un système de culture très écologique, en utilisant le moins d’eau possible. Cette rencontre fut symbolique. Vivant sur ce territoire pendant trois mois, c’est bien plus qu’une expérience professionnelle qui en est ressortie. J’ai appréhendé cette réalité comme une découverte de l’isolement dans ces lieux et ces situations rencontrées, j’ai appris à cohabiter avec ces hommes et ces femmes qui ont fait un choix de vivre radicalement coupés du monde. Lorsque j’ai fait part de mon envie de travailler avec la terre rouge, Stuart m’a tout de suite mis en contact avec son fils, Matthew McAlpine, artiste australien qui utilise la terre comme élément principal dans son travail. En l’utilisant comme pigment naturel il réalise des peintures et des installations. Intriguée par sa démarche plastique et par le souhait de travailler in situ, une collaboration s’est imposée assez naturellement.
Le projet Traces fait partie d’un regroupement de vidéos-performances issu de notre travail en collaboration. Dans les images tirées de la vidéo on voit un petit cube de terre rouge congelé qui fond au soleil et se dissout dans la mer. Par ce geste artistique, nous avions souhaité souligner l’importance du symbolisme de cette terre. Présente sur 84% de la région du Western Australia, elle est surtout un emblème de l’art aborigène. À l’heure actuelle, le peuple aborigène est l’enjeu de nombreux débats notamment concernant sa présence sur le territoire australien. La construction du bloc fut réalisée à Dawallinu. Nous l’avions ensuite installée sur une plage à Perth. Le choix du lieu avait son importance. Perth est une ville nouvelle, qui ne cesse de croître et de s’étendre dans la région du Western Australia. Nous avions remarqué que la terre rouge présente en quantité auparavant semble disparaitre petit à petit pour laisser place aux nouvelles constructions.

Vous avez été en résidence à NEKaTOENEa (Hendaye) durant un mois, dans le cadre du projet STARTER, mis en place par la Malterie de Lille et co-construit avec l’école supérieure d’art de Dunkerque/Tourcoing. Pouvez-vous déjà avoir un regard sur cette résidence ? Avez-vous découvert des lieux, des artistes ou des nouveaux paysages ?
Lors de ma résidence à NEKaTOENEa, j’ai souhaité développer un questionnement autour de l’objet rapporté. Pendant mes déambulations, j’effectue toujours des séries de prélèvements, je ramasse et collectionne en m’attachant soit à des objets récents, soit à des vestiges d’une forme d’archéologie passée ou plus contemporaine. Ce geste qui peut sembler familier a, à mon sens, une réelle valeur plastique. C’est une forme de documentation de mon action, comme un témoignage. Les micro-aspérités de ces objets se prêtent elles-mêmes à l’interprétation et à une forme d’évasion. J’accumule alors ces objets qui forment ensuite une collection d’archives de mon parcours, un protocole que j’effectue également avec la photographie. Ici à NEKaTOENEa, mes déambulations sont devenues plus scientifiques. La présence d’acteurs de l’environnement sur le domaine d’Abbadia me permettait d’être accompagnée par des géologues ou des naturalistes afin d’avoir une description plus détaillée de mes itinéraires sur la Côte basque. Je me suis rendue principalement sur la Pointe-Saint-Anne, dans la baie d’Erdiko-Ura, où je fus d’abord rapidement saisie par le travail de l’érosion, qui redéfinit les contours de ces zones subissant de perpétuelles transformations. Mais aussi par tout l’écosystème présent sur l’estran. Ces différents constats m’ont évidemment amenée à questionner l’évolution de la corniche et à tous les rapports écologiques et environnementaux qui y sont liés. Ne pouvant pas récolter en grande quantité sur le domaine, j’ai dû m’interroger sur la manière de retranscrire ses objets en cherchant différents procédés pour établir une série d’échantillons par le moulage. En utilisant l’argile ou l’alginate par exemple, j’effectue des contre-empreintes sur le flysch, les roches sédimentaires en couches successives constituant les falaises, mais aussi en encrant directement l’objet ou encore en utilisant le cyanotype : un procédé photographique par émulsion permettant un transfert précis. Ce répertoire d’empreintes prendra la forme de petites éditions, interrogeant tous les micros et macros événements que j’ai pu étudier sur le domaine et sera par la suite intégré dans une future installation. Cette démarche me pousse à travailler à l’extérieur, et m’amène au fur et à mesure à me constituer un atelier/laboratoire nomade. Elke Roloff et Aintzane Lasarte, chargées de missions à la résidence NEKaTOENEa m’ont fortement aidé dans la mise en relation avec les scientifiques et avec leur réseau, notamment en visitant plusieurs structures culturelles comme le centre d’art Image/Imatge à Orthez, ou le Bel ordinaire à Pau par exemple.
Depuis mon retour à Lille, je poursuis mes recherches sur l’érosion. J’ai récemment engagé une collaboration avec l’artiste Rémi Couvreur, afin de mettre en regard des notions similaires dans des pratiques différentes. Ensemble, nos recherches abordent ici la question de l’objet rapporté dans nos déplacements respectifs. Nous essayons d’extraire des empreintes de falaises par la technique du moulage.

Lors de votre résidence au Pays basque, vous avez pu visiter le jardin de sculptures de La Petite Escalère. Pourriez-vous nous dire ce qui vous a le plus marqué ou questionné ?
Lors de ma venue à La Petite Escalère en compagnie de Elke Roloff, j’ai eu le plaisir de rencontrer Corinne Crabos qui m’a fait découvrir le jardin avec beaucoup de passion. Bien que j’ai découvert celui-ci sous un ciel chargé de nuages et à la fin de l’hiver… Mais peu importe les conditions, je crois que ce jardin nous séduira toujours. La pluie a révélé à mon sens bien d’autres aspérités de la beauté des œuvres exposées. À travers l’histoire du jardin ainsi que plusieurs anecdotes épiques, Corinne m’a très vite transmis les valeurs de ce lieu qui dégage selon mon ressenti beaucoup d’amour et de partage. Je crois que, comme tout artiste venant pour la première fois dans ce jardin, ce lieu nous transmet deux états d’âme : l’admiration puis l’inspiration. De plus, j’ajouterais que je fus agréablement surprise de pouvoir constater la manière dont peuvent cohabiter toutes ces sculptures avec le jardin, chacune semblant avoir trouvé parfaitement et naturellement sa place dans cet espace verdoyant.

Manon Thirriot
Née en 1993, vit et travaille à Lille. Après l’obtention du DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique) en 2016 à l’Esa (Ecole Supérieur d’Art du Nord-Pas de Calais Dunkerque Tourcoing), Manon Thirriot intègre rapidement la Malterie en étant sélectionnée pour le projet Starter, programme d’aide à la professionnalisation ouvert aux jeunes diplômés.
manonthirriot.com



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